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Dans l’étendue sans relief de la petite Syrte, à l’abri de l’archipel des îles Kerkenah, s’étale la rade naturelle la plus spacieuse et la mieux protégée de toutes les côtes d’Afrique septentrionale.

Sur ce site providentiel, entre les vestiges des ses sœurs de bien des siècles ses aînées, Taphroura la Berbère, Taparura la Romaine et Thyna la Byzantine, Sfax naquit et grandit.

Dans le tumulte de l’Historie elle cherchera sa voie en quête d’identité et de statut de grande Cité qu’elle finira par trouver à l’intérieur de ses millénaires et aghlabites rempart, jusqu’à ce jour parfaitement conservés. Solidement ancrée à son environnement, sur des rivages pourtant arides, elles prit racine, se forgea un caractère et forgea un destin en tous sens rayonnant :

+ File de la Mer Méditerranéedont les sirènes venaient chanter aux pieds des remparts devant le majestueux bab-b’har des appels au voyage et des invités aux pêches miraculeuses.

+ Fille de la terredont l’appel résonnait en écho sur le front de Bab-Jebli, une terre d’oliviers et d’amandiers, prometteuse de cueillettes magiques et de « sakiet » ruisseaux d’huile couleur d’or et si délicieusement parfumée.

+ Fille du Nord et du Saheldont elle sera des siècles durant le dernier caravansérail sur la route du Sahara.

+ Fille du Suddont elle sera la capitale industrieuse et foisonnante.

+ Fière et riche de sa diversité, Sfax, se réclamera de tous ces héritages et se reconnaîtra dans tous ces horizon.

+ Nourris au sein, ses enfants, les sfaxiens, seront autant intrépides marins que cultivateurs opiniâtres.

+ Elle prendra alors la mer et on la retrouvera commerçante jusqu’à Marseille, Venise et Alexandrie.

+ Elle ira vers la terre, aura raison de son aridité, et y tissera pied par pied la trame l’une des plus belles forêts d’oliviers du monde.

C’est dans ce contexte que vit le jour à Sfax et en 1928 le Club Tunisien, club omnisportet culturel, d’inspiration et d’essence nationalistes, aux couleurs vert et rouge : Allusion à la « Tunisie Verte » et à l’olivier sur fond rouge du drapeau national.

D’emblée il s’affirma Club populaire de premier rang.

Il assurera dès 1948 sa place parmi les grands et connaîtra une épopée exaltante, particulièrement avec le tournant novateur amorcé dès le début des années 60 dans la section de Foot-Ball confiée ai Yougoslave Milan Kristic.

Devenu 1962 Club Sportif Sfaxien « CSS » aux couleurs noir et blanc, il sera omniprésent brillera à tous les niveaux, du national au mondial, et en toutes discipline, foot, volley, basket, rugby et judo en particulier.

Il sera sans conteste le premier club tunisien à s’engager dans un véritable programme de renouveau et ne tardera pas à s’imposer en précurseur créatif et audacieux dans sa vision et ses méthodes. Son expérience fera école et restera la référence dans le pays .